1 facette 1 star : épisode 2

1 facette 1 star : épisode 2

Les 12 facettes de l’élégance illustrées par des stars françaises d’hier et d’aujourd’hui 

Courtoisie, galanterie et savoir-vivre : Jacques Chirac et Nadine de Rothschild

Jacques Chirac et son légendaire baise-main 

Le Président français Jacques Chirac, décédé en 2019, était célèbre pour l’attention qu’il portait à la gent féminine (et pour les réactions de son épouse Bernadette !). Chaleureux, bonhomme avec un côté truculent en règle générale, il savait se rendre disponible et avait fréquemment des gestes de politesse et de respect envers les femmes. Il est ainsi rapporté qu’il a interrompu un déplacement officiel et même traversé un champ de neige en plein hiver rien que pour venir saluer une dame l’attendant en voiture.

Mais ce qui le singularisait à l’international, et qui a été immortalisé à de nombreuses reprises, était sa pratique du… baise-main !

Il en a même fait sa marque de fabrique, pourrait-on dire. En effet, il ne manquait pas une occasion de pratiquer ce geste de galanterie « à la française », ce qui est devenu en quelque sorte sa signature diplomatique.

Ce qui a souvent surpris les médias internationaux, amusé la galerie et ravi la plupart des dames ainsi honorées.

Sauf en de rares occasion comme lors de sa célèbre salutation à Laura Bush, l’épouse du dirigeant des Etats-Unis, à en croire le New York Post !

Il faut dire que Jacques Chirac se prêtait à une courtoisie très expressive et passionnée : contrairement à l’étiquette traditionnelle qui veut que l’homme s’incline jusqu’à la main de la femme et que ses lèvres restent en suspension au-dessus d’elle, l’effleurant à peine, l’incorrigible Gaulois tendait à l’amener jusqu’à sa bouche afin d’embrasser de manière appuyée, voire à baiser ardemment, la peau de sa « conquête ».

C’était un geste de séduction dont il ne s’est jamais déparé, quelle qu’ait pu être la dame en question : collègue,

dirigeante étrangère, 

opposante, 

artiste… 

Il faisait partie intégrante de sa personnalité de charmeur.

Une seule femme peut se targuer de l’avoir fait se tenir à carreau : 

La reine d’Angleterre Elizabeth II.

Précisons tout de même que Her Majesty portait des gants, ce qui a peut-être fait réfréner ses ardeurs à notre Dom Juan national puisque dans ce cas, où diantre est le plaisir, dites-le-moi ?

Cet usage est certes un peu « vieille France », mais pourquoi faudrait-il s’en priver ? 

A condition, bien évidemment, de le faire dans les règles de l’art… [insérer un lien vers l’article Baise-main, quand il sera créé]  

Nadine de Rothschild et ses manuels de politesse

Nadine de Rothschild est une figure incontournable des bonnes manières, du savoir-vivre et de l’élégance à la française. 

Ancienne actrice,

devenue baronne après son mariage avec le banquier Edmond de Rothschild, 

elle s’est imposée comme une véritable ambassadrice de l’étiquette, principalement en écrivant des manuels de savoir-vivre pour lesquels elle est invitée dans de nombreuses émissions de radio et de télévision.

Dans Le Bonheur de séduire, l’art de réussir : Le savoir-vivre du XXIe siècle, ces règles sociales sont décrites et analysées avec beaucoup de pragmatisme et même d’humour. De plus, la baronne y aborde de nombreux aspects de la vie en société. Et toujours dans l’air du temps, en évolution avec la vraie vie.

Ses enseignements, bien qu’exigeants, reposent sur l’idée que la courtoisie est un passeport social et un outil d’émancipation, ainsi qu’elle l’a prouvé en entrant, malgré ses origines plus que modestes, dans la dynastie Rothschild grâce notamment à ses ravissantes manières de table, aux dires de celle qui deviendra sa future belle-mère.

Selon elle, connaître et appliquer les codes sociaux permet de se sentir à l’aise en toute circonstance, d’éviter les faux pas et de séduire son auditoire, qu’il s’agisse de relations mondaines ou de la vie quotidienne.

Pour Nadine de Rothschild, la politesse est en quelque sorte une philosophie : pas de règles strictes et absconses sorties d’un passé depuis longtemps révolu ! C’est un art. Un art du bonheur et de la réussite. 

Elle définit le savoir-vivre comme le respect de soi et des autres

Et j’avoue que je suis bien d’accord avec elle.

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