05 Fév La Saint-Valentin en France
En France, la Saint-Valentin, le 14 février, est vue uniquement comme la Fête des Amoureux, contrairement aux pays anglo-saxons dont elle est originaire, où il est de coutume de célébrer également l’amour avec un petit « a », c’est-à-dire l’amitié, l’affection, etc. Et ainsi d’envoyer des cartes de vœux et des gâteaux à tous vos êtres chers, vos collègues, voire même aux camarades d’école de vos enfants.
Cette origine étrangère est la raison pour laquelle certains Français méprisent la Saint-Valentin, la considérant comme une action purement commerciale dont le but plus ou moins transparent est carrément de racketter les hommes (surtout) coincés dans une injonction d’être (ou de paraître) romantique, sous peine de subir les foudres de leur partenaire sous le regard désapprobateur de la société tout entière…
Il faut dire que les codes (que d’aucuns voudraient ériger en traditions) sont assez stricts quant aux cadeaux que Monsieur est censé offrir à Madame ou Mademoiselle : une ou des fleurs (roses rouges symbolisant la passion, le plus souvent. SURTOUT PAS jaunes ! Révisez votre langage des fleurs ici, si vous ne savez pas pourquoi. Vous risqueriez de faire un énorme impair…) ; un bijou ; des chocolats ; un dîner romantique aux chandelles ; un poème ou une chanson d’amour de son cru ; un billet doux cacheté de mots tendres. L’un n’excluant pas d’autres.
Bien évidemment, rien n’interdit à ces messieurs de faire preuve de plus de créativité mais à leurs risques et périls : le maître-mot est « romantisme ». Pour faire dans le cliché, un robot de cuisine est susceptible d’être très mal reçu !
Etonnamment (ou non), les présents destinés à un partenaire masculin sont à peine mentionnés dans la doxa valentinienne. Comme si seuls les hommes devaient être romantiques… A moins que la tradition suggère ainsi que les femmes seraient romantiques par essence ? Qu’en pensez-vous ?
Pour autant, les vitrines et sites Internet des magasins concernés (ou qui font tout pour l’être), depuis la pâtisserie aux sex-shops, sont soudainement repeints en toutes les nuances de rouge passion et de rose tendresse ; ils rivalisent de réductions et d’occasions en or pour vous séduire afin que déliiez les cordons de votre bourse le plus possible dans l’espoir de combler l’élu(e) de votre cœur.
Parmi les réfractaires à cette fête, vous trouverez en premier lieu les aigri(e)s, les fraîchement séparé(e)s-divorcé(e)s-trompé(e)s. Viennent ensuite les pingres ainsi que ceux ou celles qui courent plusieurs lièvres à la fois, à qui ces festivités coûteraient décidément beaucoup trop cher, qui se targuent alors de lutter contre l’ultra-consumérisme encouragé par cette fête commerciale sans âme. Enfin, les anti-américanistes primaires et anglophobes par nature qui ont le sursaut patriotique à géométrie plus ou moins variable.
Et personnellement, me demanderez-vous ? Mon âme est à la fois romantique et pragmatique : si je considère qu’avoir une occasion de plus dans l’année de gâter son ou sa partenaire et de passer du temps ensemble dans une bulle romantique est une bonne chose – particulièrement pour les gens surmenés par le travail et/ou les enfants -, l’obstination de certains commerces à vouloir nous transformer en vaches à lait à cette occasion me hérisse profondément.
Je fête donc la Saint-Valentin, non pas parce que ce serait devenu obligatoire, mais comme une occasion supplémentaire d’enrichir la connexion avec mon partenaire, de célébrer notre Amour et d’entretenir la flamme de la passion et de faire plaisir à mon Homme. En toute élégance, évidemment.
Pour celles et ceux qui ne savent pas quoi offrir ou qui veulent sortir des sentiers battus tout en restant romantiques, heureusement, il existe mes suggestions de cadeaux élégants pour tous les budgets : pour femmes comme pour hommes. Je vous en prie.
Elégamment vôtre,
Désolé mais les commentaires sont fermés.